Le bilan de compétences est un outil clé pour les personnes qui veulent faire le point sur leur parcours professionnel, et envisager une évolution ou une reconversion. Il permet d’analyser ses compétences, ses aptitudes et ses motivations afin de définir un projet professionnel cohérent avec son profil et le marché du travail. Cependant, le coût de cette démarche peut représenter un frein pour certains. Le coût d’un bilan de compétences varie généralement entre 1 500 et 3 000 euros. Heureusement, plusieurs dispositifs existent pour financer un bilan de compétences en France !
Plusieurs programmes peuvent aider au financement, partiellement ou en intégralité, parmi lesquels on retrouve le Compte Personnel de Formation (CPF), France Travail pour les demandeurs d’emploi, ou encore le plan de formation de l’employeur.
Le compte personnel de formation (CPF)
Le compte personnel de formation (CPF) est un dispositif permettant à chaque individu, dès son entrée sur le marché du travail et jusqu’à sa retraite, d’accumuler des droits à la formation. Ces droits, exprimés en euros, peuvent être utilisés pour financer diverses actions de formation, dont le bilan de compétences.
Utilisation du CPF pour le bilan de compétences :
- Accès au compte CPF : Chaque titulaire peut consulter son solde en se connectant à son espace personnel sur le site officiel Mon Compte Formation.
- Recherche d’une formation éligible : La plateforme offre un moteur de recherche permettant d’identifier les organismes proposant des bilans de compétences éligibles au CPF.
- Inscription et prise en charge financière : Une fois la formation sélectionnée, l’inscription se fait directement en ligne. Le montant que vous pouvez utiliser pour financer votre bilan via le CPF est plafonné à 1600 euros.
Il est à noter qu’une participation forfaitaire de 150 € est demandée à chaque titulaire du CPF pour financer ses formations, montant réévalué annuellement en fonction de l’indice des prix à la consommation. cibc-pdl.fr
Pour des informations détaillées sur l’utilisation du CPF, vous pouvez consulter la page dédiée sur Service-Public.fr.
Le financement par l’employeur
Les entreprises ont également la possibilité de financer le bilan de compétences de leurs salariés dans le cadre de leur plan de développement des compétences. Dans ce cas, notez bien que le bilan de compétences sera réalisé en fonction des objectifs de l’entreprise dans laquelle vous êtes déjà ! Cette initiative est donc intéressante pour ceux qui souhaite évoluer au sein d’un même environnement de travail, mais qui souhaitent changer de rôle. Ce bilan peut être à l’initiative de l’employeur ou du salarié, mais nécessite dans tous les cas l’accord de ce dernier. Quelques points essentiels sont à connaître :
- Consentement mutuel : La réalisation d’un bilan de compétences à l’initiative de l’employeur requiert le consentement explicite du salarié. Inversement, elle nécessite explicitement l’accord de l’employeur.
- Prise en charge des frais : L’entreprise assume l’intégralité des coûts liés au bilan de compétences.
- Choix de l’organisme prestataire : Généralement, l’employeur sélectionne l’organisme en charge du bilan. Toutefois, le salarié peut proposer un prestataire de son choix, sous réserve qu’il soit agréé.
- Projet cohérent avec l’entreprise : Votre souhait doit être justifié par un projet professionnel réalisable et cohérent avec les objectifs de l’entreprise.
Une demande honnête, et argumentée a plus de chances d’être validée par l’employeur et par l’entreprise ! Vous devez montrer que vous avez réfléchi à votre projet et pourquoi vous aimeriez le concrétiser. Il est conseillé de mettre en avant tous les bénéfices pour l’entreprise ! Par exemple, votre motivation et votre formation vous rendra capable d’assumer de nouvelles responsabilités au sein de votre profession.
Pour approfondir ce mode de financement, le site ABC Formation Continue fournit des informations détaillées.
L’aide individuelle à la formation (AIF) de France Travail
Pour les demandeurs d’emploi, il est possible de solliciter l’aide individuelle à la formation (AIF) afin de financer leur bilan de compétences. Cette aide peut être accordée sous certaines conditions et nécessite l’accord préalable d’un conseiller France Travail.
Démarches à entreprendre :
- Validation du projet : Le demandeur d’emploi doit présenter son projet de bilan de compétences à son conseiller France Travail, qui pourra présenter sa pertinence dans le cadre du parcours de retour à l’emploi ou de reconversion.
- Obtention d’un devis : Il est nécessaire de contacter un organisme prestataire pour obtenir un devis détaillé du bilan de compétences envisagé.
- Soumission de la demande : Le devis, accompagné éventuellement d’autres documents justificatifs, est transmis au conseiller France Travail, qui étudiera la demande et décidera de l’attribution de l’AIF.
Il est important de noter que l’AIF peut couvrir tout ou partie des frais liés au bilan de compétences ! N’hésitez pas à consulter le site de France Travail pour plus d’informations sur l’AIF.
Les dispositifs spécifiques pour les travailleurs indépendants et les professions libérales
Les travailleurs non-salariés, tels que les indépendants et les professions libérales, disposent quant à eux de fonds spécifiques pour financer leur formation, y compris le bilan de compétences. Si cela est votre cas, quelques financements existent et vous permettent d’accéder à des financements intéressants pour votre formation !
En effet, un travailleur indépendant bénéficie d’une aide pour financer sa formation s’il a payé la contribution à la formation professionnelle, ou CFP (à ne pas confondre avec le compte professionnel de formation). Cette aide est gérée par un fonds d’assurance formation (FAF) qui diffère selon la nature de son activité, c’est-à-dire en fonction de son code NAF (ou code APE: APE : Activité principale exercée).
Principaux fonds d’assurance formation selon l’activité :
- Fonds interprofessionnel de formation des professions libérales (FIF-PL) : Ce fonds concerne les professionnels libéraux non médicaux. Les modalités de prise en charge varient selon les professions et les formations envisagées. Pour connaître les critères spécifiques et les démarches à suivre, il est recommandé de consulter le site officiel du FIF-PL.
- Fonds d’assurance formation de la profession médicale (FAF-PM) : Destiné aux professionnels de santé exerçant à titre libéral, ce fonds prend en charge certaines formations spécifiques. Les informations détaillées sont disponibles sur le site du FAF-PM.
- Association de gestion du financement de la formation des chefs d’entreprise (AGEFICE) : Ce fonds s’adresse aux commerçants et dirigeants non salariés du commerce, de l’industrie et des services. Les conditions de prise en charge et les démarches à effectuer sont précisées sur le site de l’AGEFICE.
Pour des informations détaillées sur le financement du bilan de compétences pour les travailleurs indépendants, vous pouvez consulter le site Service Public qui contient tous les détails sur les financements pour les professions indépendantes !
Le financement personnel
Si aucune des solutions précédentes n’est applicable, il est toujours possible de financer personnellement son bilan de compétences. Cette option offre une flexibilité totale dans le choix de l’organisme prestataire et du calendrier ! Par contre, elle demande un investissement financier important.
Conseils pour un financement personnel :
- Comparer les offres : Les tarifs des bilans de compétences peuvent varier selon les organismes. Il est donc recommandé de comparer plusieurs prestataires pour trouver celui qui correspond le mieux à ses besoins et à son budget.
- Se renseigner sur le prestataire : est-ce que vous rechercher quelqu’un dans votre région ? Spécialisé dans un domaine en particulier ? En présentiel ou en visio-conférences ? C’est vous qui choisissez ! Si vous êtes dans la région de Nantes, vous pouvez faire un bilan de compétences efficace en 90 jours !
- Négocier les modalités de paiement : Certains organismes acceptent des paiements échelonnés ou proposent des facilités de paiement... N’hésitez pas à poser des questions !
N’oubliez pas : si l’inévitable question du changement de métier s’impose, ce n’est pas une crise, juste une nécessité. Vous avez travaillé, appris un métier, et puis quelque chose change. Peut-être l’usure, peut-être l’envie d’autre chose.
Rencontrer un consultant, parler de son parcours, de ses doutes, de ce qui vous anime encore et de ce qui ne vous suffit plus : n’hésitez pas à faire le point. Le but n’est pas de tout balayer, mais de comprendre ce que vous savez faire, ce que vous pouvez faire… Cela peut vous permettre de continuer avec un regard neuf, ou de partir vers autre chose. Pas avec certitude, mais avec clarté : vous ne subirez plus, vous avancerez !